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J’écris des mots et des idées minutieusement, dévotement, toujours conjugués au futur et au présent. Il ne m’aura fallu de peu : cahiers, stylos et craies sur un grand tableau noir, depuis les trente-trois années d’enseignement en Arts Appliqués au cégep Limoilou de Québec. C’est qu’il me faut depuis toujours, fixer mon esprit vagabond, tel le cancre de Jacques Prévert, (l’analogie s’arrête là), pour mener à bien ce que l’esprit du souvenir et de la mémoire a la sagesse de m’offrir.

Ode à la lenteur et à la tortue de mer

J’ai compris qui je suis : porteuse de rêves.

J’ai compris que la valeur d’une idée n’est que dans sa réalisation. Et, qu’on se fait en faisant.

J’ai compris ce que je fais à l’autre quand je parle. On me dit poète et philosophe.

Oui peut-être depuis peu?

J’ai compris qu’il faut chercher et trouver, tâtonner et commencer, écouter et flâner, éprouver et tituber, faire, défaire, refaire et tout recommencer.

J’ai compris ce que c’est que de guérir.

« Tu es toujours un autre te fût-elles aussi nécessaires que toutes tes vérités actuelles, pour ainsi dire en tant qu’une peau qui dissimulait et enveloppait beaucoup de ce que tu n’avais pas le droit de voir encore. »

 

Friedrich Nietzche, Le gai savoir

Rendez-vous à l’ÉCORE

«La création est un espace habité où jaillissent les formes et les volumes de la conscience depuis qu’il y a des hommes en quête de savoir et d’expression.»